Interview de Kévin Crouchet (organisateur de la CGS)

Bonjour chers amis !

 

 

Aujourd'hui, je vous propose une interview réalisée à Plume et Bulle (une librairie/salon de thé) très sympathique. La personne interviewée n'est autre que Kévin Crouchet, alias l'organisateur de la Carolo Game Show !

 

 

Lucie Blanchard : Comment t’est venue l’idée de la Carolo Game Show ?

Kévin Crouchet : Ce n’est pas moi qui en ai eu l’idée, en fait en 2015, c’était un projet étudiant, mené par quatre ou cinq étudiants de Gaco (association d’étudiants qui soutient les étudiants dans leur projet, lié ou non à leurs études). Parmi ces étudiants, il y avait Florian Thomas, qui est mon vice-président et Matthieu Vieira, ils sont toujours dans l’association aujourd’hui et ce sont eux qui ont trouvé le nom. Matthieu est un de mes meilleurs amis, et avec d’autres personnes qui sont aujourd’hui dans l’association, on l’avait aidé pour le samedi du CGS. Ça avait tellement bien marché (400 personnes pour un après-midi) qu’on s’est dit que le monde était là et qu’on allait donc créer une association, Critical Hit, et on va faire un salon semi-professionnel. Eux ont donc créé le nom, moi j’ai participé à créer le concept, parce qu’au départ le projet étudiant était centré sur la partie gaming. Aujourd’hui le gaming est une minorité au salon, la CGS c’est vraiment un salon pop-culture, qui regroupe plusieurs  univers (cosplays, mangas, jeux vidéo, science-fiction, etc.)

 

L.B. : Comment t’y prends-tu pour chercher les invités et les exposants ?

K.V. : Pour les exposants, au tout début, c’était nous qui démarchions, car le salon n’était pas connu. Maintenant, c’est vrai que la plupart des exposants s’inscrivent eux-mêmes et ils ne viennent pas seulement des Ardennes, il y en a qui viennent d’un peu partout, j’avais fait des calculs on avait à peu près 55% des exposants qui viennent d’en dehors du département. Ça nous arrive d’en démarcher certains, comme cette année pour la robotique, c’est nous qui avons démarché le pôle de formation des industries technologiques de Charleville-Mézières, parce qu’on a vu qu’ils possédaient des robots, un simulateur de course, ça nous intéressait. Aujourd’hui, ils ne regrettent pas, ils veulent déjà revenir l’an prochain.

Au niveau des invités, c’est complexe parce qu’il faut tous les démarcher. Pour certaines personnes c’est un peu plus simple parce qu’il y a un agent qui s’en occupe, donc l’agent regroupe plusieurs invités mais pour la plupart, il faut les inviter individuellement et à l’échelle du salon qui est quand même un petit salon, c’est difficile de faire venir des gens, on voit souvent des réactions sur la page. Là, par exemple quand on a annoncé Bruno Choël, on a eu des réactions du genre « encore un doubleur » ou alors « Quand est-ce que vous invitez joueur du grenier (Youtubeur très célèbre) ? ». Mais les gens doivent savoir que c’est extrêmement compliqué de faire venir des personnes.  Quand on a réussi à faire venir Bob Lennon (Youtubeur également très connu), c’était un exploit, on était vraiment très heureux et très fiers parce que la plupart des Youtubeurs ne répondent pas. D’ailleurs, pas seulement les Youtubeurs, puis avec la multiplication des conventions en France les invités privilégient les plus grosses conventions. C’est pas pour autant que je regrette la programmation 2018, on aurait dû avoir 3 des meilleurs comédiens de doublage en France, dont Patrick Poivet qui n’a pas pu venir, et l’un des Youtubeurs les plus populaires et plus appréciés en France, donc honnêtement pour moi cette programmation était du gratin. Et le challenge, ça va être de faire aussi bien pour 2019.

 

L.B. : Est-ce que tu as eu des réponses négatives ?

K.V. : Du coup, oui, c’est vraiment la grande grande grande majorité des réponses.

 

L.B. : Que ce soit les invités ou les exposants ?

K.V. : Non, si les exposants ne peuvent pas venir, c’est généralement par manque de disponibilité. Sinon, vu qu’on a un petit salon, on joue sur la carte de la convivialité. Cette année, on a vraiment des retours très positifs de la part des exposants qui nous disent que l’ambiance est super. La plupart privilégie d’abord les petites conventions parce que les grandes deviennent horriblement chères et du coup s’ouvrent plus à des exposants professionnels du type constructeurs comme Sony ou LG, tout ça.

 

L.B. : Est-ce que tu as eu des remarques (positives ou négatives) sur la CGS ?

K.V. : De la part des exposants, comme je l’ai déjà dit, ce sont  des retours extrêmement positifs. Pareil pour les invités, ils ont vraiment apprécié l’accueil que nous leur avons réservé. À ma grande surprise, j’ai d’ailleurs appris que l’on était pas aussi bien accueillis dans d’autres conventions, alors que pour moi ça parait normal de chouchouter un peu ses invités. Une petite anecdote marrante : la sœur de Bob Lennon accompagne son frère dans les conventions et sur son badge, c’est marqué soit « sœur Lennon » soit « accompagnante », et pour moi, c’était normal de faire un badge à son nom et rien que ce petit détail a été très apprécié.

 

L.B. : Qu’est-ce que tu en as pensé, toi personnellement, de la CGS ?

K.V. : Je ne suis pas très objectif [rires]. J’ai apprécié, c’était une très belle édition, j’ai encore du mal à me rendre compte qu’on est au parc [des expositions] et pourtant c’est le cas et ça va nous permettre des ouvertures exceptionnelles pour les prochaines éditions.

 

L.B. : Quels conseils donnerais-tu aux personnes voulant  créer une convention comme la CGS ?

De ne pas en créer une à Charleville-Mézières [rires].

Pour se lancer dans ce genre d’aventures il faut être extrêmement motivé, car c’est quelque chose qui prend beaucoup de temps. Les gens ne se rendent pas forcément compte, mais c’est quasiment du plein temps. Tout le mois avant le salon, c’était du 12h par semaine week-end compris donc on n’a plus de vie à côté, on se dévoue corps et âme au salon pour essayer d’offrir au public quelque chose de tout public et d’attractif, ça implique des sacrifices, ça implique aussi que le week-end on n’a pas le temps d’aller à d’autres conventions. C’est le cas pour moi comme pour mes bénévoles. Aujourd’hui, je pense que le salon est semi-pro mais en 2016, on se lançait là-dedans, on avait juste le projet étudiant en tête, on ne savait pas comment faire. Ce que j’ai fait, c’est que j’ai passé énormément de jours à me renseigner sur la manière de faire un salon, sur comment font les autres conventions, c’est vraiment un travail de longue haleine. La qualité première, c’est la détermination, mais aussi la patience et puis après la passion. On ne peut pas faire ça sans passion.

 

L.B. : L’année prochaine, cela ne te dit pas de te cosplayer ?

J’avais fait le pari cette année, si on dépassait les 2000 visiteurs le samedi, je me cosplayais le dimanche, donc je n’ai pas eu à me cosplayer le dimanche. Mais on verra, je ne fais pas de promesse là-dessus.

 

L.B. : Un mot pour tous ceux qui sont venus, que ce soit bénévoles, journalistes, exposants, invités…

Je vais répéter en fait le contenu de mon discours de clôture, c’est un énorme merci à tous parce que souvent on pense que tout est fait par les organisateurs, parce que c’est eux qui organisent le salon, mais on ne peut pas organiser un salon s’il n’y a rien à présenter, ce n’est pas le salon en lui-même qui attire les gens. Le salon ne peut vivre que grâce à ses partenaires et les bénévoles qui trouvent les moyens humains, matériels et financiers pour permettre à l’association d’offrir le plus d’actions et de contenu possibles. Le salon ne serait rien aussi sans les exposants, car ce sont eux qui font vivre le salon, ce sont eux que les gens viennent voir. Merci aussi aux invités, parce que le raisonnement est le même que pour les exposants, ce sont aussi eux que le public vient voir et je remercie également tous mes bénévoles et mes adhérents de l’association puisqu’ils font chaque année un travail remarquable. Pendant plusieurs jours, ils sont là à installer, à organiser, ils s’occupent de la gestion, de la restauration, du démontage, etc. Donc pendant plusieurs jours d’affilée, on était tous à fond, tous fatigués à la fin, mais c’est un trait de longue d’haleine et du coup je remercie toutes ces personnes.

 

L.B. : Vu que les dates de l’année prochaine sont sorties, est-ce que tu as des choses à nous dire sur la prochaine édition ou est-ce que tu veux que ce soit un secret ?

Pour être tout à fait transparent aujourd’hui, on a seulement des dates, seulement des idées, mais il n’y a rien de concret, même au niveau des invités on a une shortlist, je pense qu’on va très vite commencer à les démarcher, parce que ce sont des personnes qui sont très demandées. On va s’y mettre bientôt, on prend quelques jours, quelques semaines de repos, histoire de souffler un peu. Les idées sont là, la shortlist des invités est là, le thème est là, et nous on communiquera comme chaque année à partir du 17 octobre 2018, date anniversaire de l’association.

 

L.B. : Ma question préférée, si tu étais un animal, qu’est-ce que ce serait et pourquoi ?

[Rires] C’est original comme question. Il y a vraiment deux animaux que j’aime bien, c’est le loup et l’aigle, et tous les deux parce que je les trouve magnifiques, majestueux, et ils sont extrêmement beaux comme animaux.

 

 

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