Interview - Shaârghot

Salut à tous et à toutes !

Alors pour commencer, je voudrais m'excuser de mon absence. Je suis très occupée ces derniers temps à cause de mes cours, mais tout cela ne vous regarde pas, et ce n'est pas le sujet ! ;)

 

Dernièrement, je vous ai parlé d'un groupe nommé Shaârghot (si vous ne voyez pas de quoi je parle, il est dans la catégorie "Anticipation de concerts"), et ayant discuté avec eux, j'ai pu contacter le chanteur et créateur pour qu'il réponde à quelques questions que j'avais préparées. Je tiens à préciser que c'est la première interview que je fais, du coup, désolée si les questions ne sont pas assez précises ou quoi. Si vous avez des questions, ils vous répondront certainement sur leur page Facebook : https://www.facebook.com/shaarghot/

 

L : D'où vient le nom "Shaârghot" ?

Etienne : Shaârghot signifie "celui qui apporte le chaos" mais je ne peux pour l'instant pas vraiment en révéler plus sur les origines du nom...

 

L : Quelle est l'histoire de ton personnage ?

E : Pour faire simple le personnage du Shaârghot est né d’une expérience ratée consistant à fusionner un cobaye humain à un parasite qui recouvrirait le corps de son hôte. Ce dernier devait procurer à l’hôte des capacités régénératrices tout en lui assurant une force accrue… Manque de bol, le sujet fut atteint d'une mort cérébrale, ce qui entraina des dommages irréversibles au niveau du cerveau. Le sujet choisi pour l’expérience possédait déjà des troubles de la personnalité et seule la partie malade de l’hôte a survécu. Le parasite recouvrant la peau du sujet a viré au noir et blam, naissance d’une créature noire sans mémoire, dotée d’une force surhumaine et pas spécialement contente d’être ici !

(Insérer ici une séquence digne d’un film hollywoodien où une créature noire à poil s’échappe d’un labo en maravant moults museaux)

Après un certain temps d’érance dans les sous sol de la ville, la bestiole s’étant rebaptisée Shaârghot décida de commencer une petite vie pépère faite d’actes de terrorisme en tout genre et d’activités plus ou moins réprouvées par la bonne morale, dont la musique qui est considérée, dans son monde, comme un art dégénéré ! Ah oui; et comme si ce n’était pas assez, son altesse a décidé de se créer plein de nouveaux compagnons de jeux en cherchant les individus les plus félés de la ville et en leur inoculant son sang ! Bref, bienvenue chez Shaârghot et ses Shadows, ça c’est la version rapide, j’aimerais bien en faire un film ou une BD mais ça… haeum… faut des sous, donc va falloir attendre un peu.

Etienne

L : D'où te vient la mise en scène ?

E : J'ai une vision très précise de ce que je dois faire, je me mets à la place du spectateur et je me demande ce que j'aimerais voir ou non sur scène. Ensuite, j’essaye d'appliquer ces choses dans l'univers que j'ai créé ! Et avec 2 ou 3 bouts de ficelle, beaucoup d’énergie et de taff, je finis par y arriver. Après il se trouve que je travaille aussi dans la vidéo et que je suis très attaché au cinéma et aux clips donc forcément je me nourris de tout ça bien entendu…

 

L : Quelles sont tes influences musicales ?

E : Wouah vaste question… Je pourrais citer les plus évidentes comme Punish Yourself, Rammstein, Rob Zombie, Combichrist ou encore Hocico, mais il faut bien avouer que j’aime bien fouiner un peu partout… Notamment dans des trucs comme la psy trance, la hard tec, ou des trucs carrément plus ambiants... Mais mes coups de coeur du moment c’est, par exemple, l’album "Gates" de Horskh ou encore le petit dernier d’Hologram. Il y a aussi l’incontournable "Music For Ghost" de Sonic Area ou encore "Love song for Mechanical Lyon" de Mangadrive... Enfin bref, tout un paquet de trucs plus ou moins obscurs et au final assez peu liés à l’univers du metal…

 

L : Quand revenez-vous parmi nous ?

E : Invitez-nous ! On sera ravis de revenir ! Une bonne partie des gens pensent que les groupes vont jouer là où ils veulent mais en réalité, ils vont jouer là où un programmateur leur demande de venir et franchement crois-moi, personne ne t’attend nulle part !

 

L : Le concert qui t'a le plus marqué ?

E : Allez, je ne veux pas être chauvin mais ça reste cette date pour moi mythique du Gibus à Paris où la foule était d’une énergie assez incroyable ! C’était compact, sauvage, violent, et les pompiers sont même intervenus pour un cas d’évanouissement ! Y’avait quelques gars peints en noir et en armure post-apo en première ligne et dans les pogos, le plafond et les murs étaient littéralement dégoulinants de sueur ! On se demandait franchement qui entre nous et le public allait clamser en premier et finallement, ce fut les plombs de la salle pour notre dernier titre ! Mais qu’importe, c’était vraiment une bonne boucherie et on a hâte de recommencer !

 

L : Depuis quand chantes-tu ?

E : Chanter ou brailler ? Parce que ce n’est pas tout à fait pareil cette affaire, hein ? No idea, à la base quand j’ai formé le projet, je pensais que je ferais de la batterie, en fait j’avais imaginé un trio machines batterie, guitare, et finallement la question s’est posée d’elle-même « Qui allait poser des voix sur tout ce merdier ? ». Je connaissais bien l’univers que je voulais développer et je dois avouer que l’idée d’engager un gars qui nous parlerait de son mal être parce qu’il se faisait piquer son goûter dans la cour de récré me gonflait gentiment... Du coup, je me suis décidé à écrire quelques lignes pour voir, je me suis enfermé dans un studio pour brailler, au bout d’une 1h j’avais plus de voix mais ça donnait quelque chose d’écoutable… Alors j’ai continué… Et surtout j’ai pris des cours haha ! Car beugler comme un porc, tout le monde peut le faire, mais geuler pendant 1h en sautant partout et en sortant de scène avec la gorge nickel, c’est un peu plus complexe tu t’en doutes… Bref, c’était inatendu, mais au final c’est exactement la place qu’il me fallait…

 

L : Lorsque tu es sur scène, on dirait une tout autre personne, comment l'expliques-tu ?

E : C’est un rôle, incarner le Shaârghot c’est ni plus ni mois que de l’acting, tu laisses la personne que tu es de côté avant de monter sur scène, tu te conditionnes, te rappelles l’histoire et le vécu du personnage, tu adoptes sa façon de bouger, de parler, ses mimiques, et ses actions. Le plus dur est de réatterrir je dirai... Il reste encore des bouts du personnage quand tu resors de scène et que tu redeviens progressivement toi, me démaquiller m’aide à m’en débarrasser. C’est une façon de me débarrasser de la peau du personnage et de cesser d’être son hôte. Mais ne nous mentons pas, c’est plutôt grisant d’incarner ce genre de fou furieux, c’est un peu comme une thérapie, tu planes pas mal après ça, et l’alcool n’y est absolument pour rien haha !

 

L : Un mot pour les Ardennais qui me lisent ?

E : Oui ! On a passé un bon moment avec vous et on a hâte de revenir ! Mais si vous voulez qu’on revienne, ça sera possible que si vous montrez aux programmateurs de la région que vous êtes suffisament nombreux pour organiser une soirée qui ne les foutra pas dans le jus. On verra bien si une armée de « Shadows » se développe dans les Ardennes, ça pourrait être chouette !

 

L : Dernière question : Si tu étais un animal, lequel voudrais-tu être ?

E : Alors là, bonne question… Un hibou peut-être, c’est marrant ça un hibou ! ça a toujours l’air poliment intrigué ! Sinon, j’aime beaucoup le mot « dindon », mais c’est vraiment trop laid comme bestiole haha !

 

L'interview est terminée. En plus, bonne nouvelle pour les Shadows : le nouvel EP de Shaârghot est sorti. Je vous laisse donc le lien de la chaîne Youtube, pour que vous y jetiez un oeil, ou plutôt... Une oreille : https://www.youtube.com/channel/UCoNxJTk1tc12iN2ADTy7ZdQ

Shaârghot

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