Interview - Stories...

 

Bien le bonjour ! Comme je vous l'avais dit, je reviens avec une nouvelle interview, celle de "Stories...".

 

J'ai donc rencontré Boris (le chanteur, à droite) et Thomas (le batteur, à gauche). Petit mémo sur le groupe : 

Thomas : Batterie

Boris : Chant

Julien : Guitare

Marian : Basse

 

 

 

Stories 2

 

Lucie : Si vous étiez un animal, lequel serait-il et pourquoi ?

Thomas : Ah bah c’est intéressant ça comme question. Je dirai un koala, parce que ça passe son temps à dormir et j’adore dormir.

Boris : Moi je serai un chat parce que c’est mignon…

T : C’est un petit peu con aussi...

B (sans y prêter attention) : … Et puis quand ça veut faire mal, ça griffe.

 

 

L : Pourquoi vous vous appelez Stories ?

B : Parce qu’on a des histoires à raconter et comme il fallait faire une règle générale de ce que l’on faisait, Stories c’était assez logique. Et normalement, y’a 3 petits points après. Les gens l’oublient mais justement Stories… pour insister sur le fait que ce sont des histoires, et plus.

T : À continuer.

B : Voilà, des histoires à continuer.

 

 

L : Comment vous définissez votre musique ?

T : C’est vrai que c’est toujours compliqué de se mettre une étiquette, en général on a plutôt validé ou « retenu » l’idée de post-hardcore qui veut un peu dire pas mal de choses, mais qui n'est pas hyper précis. On allie un peu entre le metal, le punk, le rock. On se dit post-hardcore.

 

 

L : Quelles sont vos inspirations ?

B : La Dispute, Defeater, puis tout ce qu’on écoute sur le moment où on compose et comme on écoute beaucoup de choses après c’est sur le moment.

T : On écoute tous des choses un peu différentes. En se basant sur ces deux groupes-là, on a fait des reprises pour se lancer dans le projet et puis après on est partis dans la direction qu’on voulait, comme on a des styles et des influences différents, c’est un peu varié. C’est ce qui fait la richesse du groupe.

 

 

L : Quels sont les thèmes récurrents dans vos chansons ?

B : C’est pas spécialement joyeux, on part sur le principe que déjà les sept premiers titres qu’on a sortis et composés vont raconter une histoire décomposée en chapitres, une chanson est égale à un chapitre. Ça parle d’un homme qui a perdu sa femme et reste seul avec son fils et ça raconte les différentes étapes de…

T : Sa déchéance.

B : De sa déchéance, de ses sentiments, de sa façon de voir les choses et donc voilà, c’est pas forcément joyeux sur le principe. Les autres titres qu’on a composés par la suite restent un peu dans le même thème, même s’il y a une chanson plus joviale que les autres dans le principe-même un peu plus personnel pour moi pour le coup, et qui raconte un petit peu ma vie amoureuse notamment qui parle de la personne avec qui je suis maintenant et effectivement, ça parle du principe qu’ à un moment les choses peuvent bien se passer et amener à quelque chose de positif sachant que rien n’était gagné d’avance.

T : A base de pathos essentiellement mais pas que.

 

 

L : Comment et quand vous êtes-vous rencontrés ?

B : On se connait déjà depuis longtemps, on était des vieux copains, tous, on a joué dans pas mal de groupes…

[Interruption inopinée d’un homme dans la salle d’interview]

??? : Ça va ?

B : Il va falloir l’écrire ça

L : Non non, je ne l’écrirai pas. On est en train de faire une interview...

??? : [En chuchotant] Oh, pardon !

L : Non mais c’est pas grave !

B : Y’a pas de souci.

T : tu peux mettre ton nom si tu veux en plus dans le groupe comme ça…

??? : Dans le ?

B : Dans le groupe.

??? : Pas de problème, moi c’est Clément, je suis bassiste.

T : Ça tombe bien, on cherchait un bassiste

[Reprise de l’interview]

B : Non, on se connait depuis longtemps, parce qu’on avait tous des groupes avant Stories… et que de toute façon la famille musicale ardennaise est assez grande.

[Clément claque la porte]

B : (à Clément) Euuh merci, hein...

[Retour à la normale] On a décidé de monter un projet ensemble parce que de toute façon l’entente faisait que on avait des choses à partager et Stories… est né sur le principe d’une idée musicale et d’une envie de faire de la musique ensemble.

T : Et on s’est mis d’accord sur le Cabaret Vert en 2012 ou 2013.

B : On s’est dit :

« Tiens Thomas,

-Tiens Boris, si on faisait de la musique ensemble ?

-Ah ouais tiens, mais dans quel style ? 

-En ce moment, j’écoute ça, ça s’appelle la Dispute et aussi Defeater, ça pourrait être sympa et une base rock avec un chant énervé et ça peut le faire »

Et puis effectivement on est tombés d’accord sur le principe. On a trouvé un guitariste qui était mon meilleur ami donc ça me paraissait logique que ce soit un des compositeurs du groupe parce qu’il a toujours composé de très bonnes chansons et puis Marian qui est un très bon bassiste aussi. On lui a fait part du projet il a dit « Ok pas de souci » et puis voilà.

 

 

L : Et vous chantiez avant ?

B : Moi je chantais dans un groupe qui s’appelait Rockin’Bitch et Alienate, et je faisais de la basse aussi en même temps.

T : Moi je ne chantais pas. J’ai fait que de la batterie.

 

 

L : Quel concert vous a le plus marqué ?

En chœur : Le Cabaret Vert, bien sûr

T : L’année dernière, les conditions, le lieu et puis surtout la captation par Arte, c’était quand même cool.

B : Le fait d’être vu, écouté par le public et par les gens derrière leur ordi qui ne pouvaient pas se déplacer, on a quand même eu 25.000 vues sur cette vidéo, ça fait plaisir pour un petit groupe ardennais. Au moins on peut dire qu’on ne passe pas inaperçu dans le sens où on a été mis en avant par cette captation vidéo et ce concert.

 

 

L : Si vous aviez un superpouvoir, quel serait-il et pourquoi ?

B : Moi ce serait de retourner dans le passé, pas spécialement pour changer les choses mais pour revivre des choses qui m’ont marquées et me manquent aujourd’hui, ce serait un peu être un spectateur ou acteur mais sans que les choses soient modifiées, juste parce qu’il y a des moments de ma vie que j’aimerais bien vivre, et que je sais que je ne revivrai pas, et avoir ce pouvoir ça me ferait plaisir.

T : Lire le futur, comme ça on pourrait s’organiser tous les deux.

 

Stories 3

 

Ce fut une interview très constructive, et j'ai pu apprendre beaucoup de choses sur ce groupe sur lequel je me posais des questions. Et finalement, il s'est avéré que leurs chansons sont très profondes et font énormément réfléchir à beaucoup de choses. En tout cas, j'espère vraiment pour eux qu'ils continueront ce qu'ils font et qu'ils pourront percer un jour, car leurs paroles méritent d'être entendues et écoutées.

 

Lucie.

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